Ma commune Que faire ? 900 ans d'Evere

900 ans d'Evere

Exposition en plein air

 

Cette année, Notre commune d’Evere fête ses 900 ans !

Vous avez pu découvrir des cubes géants à divers endroits de la commune : c’est une exposition en plein air. Vous pourrez vous replonger dans l’Evere d’il y a 100 ans grâce à d’anciennes photos de la commune.

Partez à la découverte des lieux historiques d’Evere... à vélo !

 

Une brochure téléchargeable ou disponible à la maison communale vous permettra de vous diriger à travers Evere et d’y découvrir un tas d’anecdotes.

  • Envie d’une petite balade tranquille ou d’une sortie en famille ? Le parcours de 5km est fait pour vous.
  • Mais si au contraire, Eddy Merckx est votre plus grande idole, les 12km n’attendent plus que vous !
file-icon Brochure exposition en plein air

Balade à la découverte d'Evere

La commune d'Evere fête en 2020 ses 900 ans d'existence. C'est l'occasion de vous faire découvrir les secrets d'une commune qui s'est profondément transformée au cours des deux derniers siècles, célèbre pour sa culture du navet puis du chicon, pour ses briqueteries, ses nombreux cimetières, l'histoire du premier aéroport national, et bien d'autres particularités à découvrir, dont ses nombreux itinéraires cyclables. La balade est illustrée par de nombreuses photographies anciennes...

 

La balade est proposée en deux parties :
► Partie 1 - le matin : le Bas-Evere de 9h30 à 12h30 - 4 km
► Partie 2 - l'après-midi : le Haut-Evere de 14h à 17h - 8 km 

 

Infos pratiques

► Où ? Départ le matin devant l'église Saint-Vincent (à Evere) et l’après-midi devant la Maison Communale.

► Quand le matin ? Rdv à 9h30 devant l'église et arrivée à la Maison Communale vers 12h30-12h45.

► Quand l'après-midi ? Rdv à 14h devant la Maison Communale et retour à la Maison Communale vers 17h-17h30.

► Combien ? La balade est gratuite, mais est limitée à 8 participants (Covid).

► Inscription via courriel à evere@gracq.org

► Dates ? La balade sera proposée les 13 et 20 septembre - d'autres dates peuvent être ajoutées sur demande, contactez le GRACQ

► Masque obligatoire

 

Info et inscriptions

Site web du Gracq

Bernard DEHAYE

T 0498 20 47 21

evere@gracq.org

Quelques mots d'histoire

En l'an 1120, Burchard, évêque de Cambrai, a fait don des autels du territoire d'Everna et de Scarenbecca dans un acte au chapitre de Soignies. C'est la toute première fois qu'Evere, sous le nom d'Everna, est mentionnée dans l'histoire.

L’origine du mot « Evere » demeure un grand mystère : « ever » signifie « sanglier » en néerlandais (et le village d’Evere avait assurément une ardeur d’avance), il semble néanmoins que ce ne soit pas ce remuant mammifère qui a donné son nom à notre commune. C’est peut-être la proximité de la Senne qui est à l’origine d’un lieu-dit « Abrona » (signifiant « passage d’eau » en celte) qui serait devenu « Averna » et ensuite « Everna ».

Bien qu’il y ait probablement eu des habitations sur le territoire avant cela, il ne reste que peu d’informations à ce propos. Cette année marque donc le début de l’histoire d’Evere en tant que communauté.

Passant des mains d’un seigneur à un autre, citons son appartenance au comté de Louvain et Bruxelles pendant un temps, puis son rôle de fief du Duché de Brabant. Entre autres, puisque ces passations furent nombreuses au cours de l’histoire.

Il semble que le premier seigneur d’Evere soit Henri de Boutersem qui autorisa les habitants du village d’Evere à moudre le grain en 1298. C’est la révolution branbançonne de 1789 qui mettra fin à la seigneurerie d’Evere. Le dernier seigneur d’Evere fut le vicomte Adrien Walckiers de Tronchienne (dont les armoiries, 2 aigles sur un rocher furent intégrées dans celles de la commune).

Principalement à vocation agricole, la petite population éveroise de l’époque se composait principalement de maraîchers. Les célèbres navets d’Evere font la réputation du village jusqu’à la cour de Louis XV qui ne veut sur sa table que les « incomparables » navets d’Evere. Ce sera ensuite l’essor des céréales (qui explique la construction du moulin d’Evere en 1841). Mais les importations massives de céréales des USA et de Russie à la fin du 19 ème siècle obligent les agriculteurs à se réorienter vers l’horticulture et la culture du chicon, dit « witloof », qui fera la reconnaissance du territoire dans le dernier quart du 19 ème siècle.

Se relevant après plusieurs déboires suite aux guerres, Evere commença à s’industrialiser en 1919 suite à l’implantation du premier aérodrome national sur le territoire de Haren.

Mais le vrai boum urbanistique, qui entraîna la disparition de la majorité des terres agricoles, eut lieu après la Seconde Guerre Mondiale suite à une forte explosion démographique.

En 1954, Evere rejoint (avec Ganshoren et Berchem Saint Agathe) les 16 autres communes bilingues de Bruxelles, ce qui lui permit d’obtenir un statut et une administration bilingue, que vous connaissez tous aujourd’hui.

Lieux & monuments

Le moulin d'Evere

Construit en 1841 par Charles Van Assche pour les besoins des agriculteurs céréaliers, le moulin, avec ses ailes de 22 mètres d’envergure, est un monument incontournable d’Evere !

Avec sa forme conique et son parement en briques ; ce moulin “tour” tranchait avec les autres moulins de l’époque, généralement en bois et à pivot. Afin de pouvoir l’utiliser durant les journées sans vent, le moulin fut équipé en 1853 d’une première machine à vapeur, et en 1879 d’une seconde machine bien plus puissante afin de le mécaniser au maximum.

Il perdit ses impressionnantes ailes en 1886 et, fort de son succès, il fut progressivement agrandi entre 1887 et 1904. C’est en 1911 qu’il dû cesser ses activités céréalières, ne pouvant concurrencer les nouvelles industries.

Le moulin vécu bien d’autres vies au cours de son histoire : fabrique de thermosiphons pour le forçage des chicons, tannerie, scierie, fabrique de boyaux et enfin, durant plus de 50 ans, moulin à épices pour la fabrique Oscar Tausig.

Monument classé en 1990, on fêta sa réouverture en 2008, après quelques rénovations, en “Musée du Moulin et de l’Alimentation” qui accueille chaque une nouvelle exposition éphémère.

 

L'actuelle maison communale

Succédant en 1939 à l’ancienne bâtisse de l’architecte Louis Spaak située à l’angle des rues Stuckens et Pepermans (bâtiment bien sympathique puisqu’il était doté d’un estaminet au rez-de-chaussée, lequel était très apprécié par les administrés), l’actuelle maison communale fut une réponse à l’augmentation démographique constante après la Première Guerre Mondiale.

Bâtiment Art-Déco de style “paquebot” signé Robert Rousseau, sa surface hexagonale couvre une superficie de 3900 mètres carrés sur le terrain du Geuzenberg. Faite de béton armé, la maison communale est constituée de 4 étages abritant les différents services administratifs, de plus en plus nombreux, ainsi que différentes salles d’honneur luxueuses comme la salle du conseil ou la salle des mariages. 

 

Le solarium

Saviez-vous qu’il y a plusieurs dizaines d’années, la commune d’Evere abritait un très grand solarium public ? C’est en 1934 que ce lieu phare ouvrit ses portes : piscine de 50 mètres de long, glissoire, tremplins, air de jeu/repos… Bref, un endroit récréatif où de nombreuses activités sportives étaient organisées.

Les débuts n’attirèrent pas les éverois, frileux de se mélanger aux gens chics qui s’y rendaient. Mais ce fut de courte durée : petit à petit, citoyens et voisins de commune s’y rendirent et ce sont des milliers de personnes, durant 45 ans, qui ont profité du beau temps en ces lieux.

Outre quelques soucis d’ordonnances policières au sujet de la décence des habits de bain, le solarium fut pérenne durant de nombreuses années jusqu’en 1972, où il ferma ses portes définitivement, 3 ans après le décès par noyade d’un garçonnet de 7 ans qui eut pour conséquence l’ouverture d’une enquête sur la sécurité de l’établissement.

Douze ans plus tard, les bâtiments furent démolis, effaçant toute trace de cet endroit incontournable pour laisser place à de nouvelles habitations.

 

L'asile d'aliénés

Construit sur le domaine “Steene Vleug” (çàd le Colombier de Pierre) en 1853, l’asile d’aliénés, plus communément appelé la “Zothuis”, hébergeait entre 200 et 350 pensionnaires en ses bâtiments au cours des années. Du malade mental au nécessiteux, un nombre important de personnes ont passé les portes de cet institut et, malheureusement, beaucoup n’en sont jamais ressorties.

En effet, mauvais traitements et faits graves ont rapidement fait la réputation de la Zothuis, sans parler de son taux de mortalité importante qui obligea la commune, en 1861, à construire un nouveau cimetière.

En 1871, suite à la fuite d’un des pensionnaires qui tua deux de ses congénères au passage, une instruction judiciaire est ouverte mettant enfin en évidence la mauvaise gestion de l’établissement.

Dès lors, la Zothuis vécu plusieurs fermetures, et passa de mains en mains au cours des années tout en vivant de nombreuses transformations. Cela ne réussit pourtant pas à redorer son blason.

C’est le 31 mars 1921 que le couperet tombe : à la demande de son propriétaire - Gustaaf Sedijn - et par circulaire du ministère de la justice, l’établissement ferme définitivement ses portes.

En 1926, deux acheteurs s’emparent finalement du domaine et s’entretiennent avec la commune pour y créer trois nouvelles rues que nous connaissons actuellement sous les noms de rue Arnold Sohie, rue Gustave Norga et rue Frans Léon.

Au détour de ces rues, certains vestiges de l’asile d’aliénés sont encore visibles, notamment rue du Bon Pasteur.

 

L'aérodrome Haren-Evere

Au début de l’année 1915, une base allemande d’aéronefs est implantée sur la commune voisine d’Haren, débordant sur le territoire d’Evere. S’ensuit l’installation d’un hangar à zeppelins (que les petits éverois surnommait les « ballons-cigares ») qui facilitera les bombardements sur Londres et Paris mais celui-ci ne résista pas longtemps car il fut partiellement détruit la même année, par un bombardement, ce qui entraîna une disparition des aéronefs au profit des avions.

La guerre terminée, ces infrastructures sont récupérées par l’état belge et son armée. C’est le point de départ de l’histoire aéronautique éveroise : création de la Sneta, de la Sabca et de la Sabena sur Haren, de l’Aviation Militaire Belge sur la frontière Haren/Evere et de l’Usine Renard sur le territoire propre de Evere. En 1920 s’établissent des liaisons régulières avec Paris, Londres et Amsterdam. En 1927, Charles Lindbergh fait escale à Evere devant une foule en liesse après sa traversée de l’Atlantique à bord de son célèbre Spirit of Saint Louis.

Au niveau militaire, cette plaine passa du statut de base de reconnaissance aérienne à base d’escadrons d’appui au sol en passant par centre de maintenance et de réparation. Haren-Evere fut également, en 1929, le quartier général du 1er régiment aéronautique.

Ce fut incontestablement un lieu stratégique pour l’armée, mais également la Sneta et la Sabena, installées sur Haren, qui y réalisèrent une série de vols commerciaux entre 1919 et 1930.

Profitant de cet essor, Alfred Renard abandonné sa première société située à Schaerbeek pour créer “Renard Constructions Aéronautiques” avec son frère Georges en bordure de l’aérodrome. L’usine Renard, de son nom le plus courant, est notamment connue pour son légendaire modèle d’avion Renard ainsi que pour la création de moteurs du même nom qui furent vendus à l’international.

Après la Seconde Guerre Mondiale, l’aéroport Haren-Evere est abandonné tant par l’aviation militaire que par l’aviation civile. Cependant, les installations continuèrent à être utilisées jusqu’en 1956 par la Sabena pour l’entretien et la réparation de ses avions.

Cela signa la fin du site aéroportuaire Haren-Evere.

 

Eglise Saint-Vincent

Mentionnée pour la première fois en 1120, dans le même acte qui signe les débuts d’Evere, l’origine de l’église serait un oratoire établi par Landry de Soignies vers 675 en l’honneur de son père, Saint Vincent. De style roman, en gré local, le point de départ de sa construction fut sa tour entre le XIIème et le XIIIème siècle, dont le rôle premier était supposément d’être un refuge et un lieu de protection. Cette tour traversa les siècles, avec ou sans flèche en fonction des époques, et devint assurément l’édifice le plus ancien de la commune.

Démolie, transformée et reconstruite au fil de l’histoire tout en préservant son style d’origine, l’église Saint-Vincent resta le seul lieu de culte de la commune jusqu’en 1906.

A noter : ses remarquables vitraux réalisés par Pierre Majerus représentant les cavaliers de l’Apocalypse.

 

Cimetière de Bruxelles

Plus grande nécropole de la Région de Bruxelles-Capitale, le cimetière de Bruxelles se voit établi en 1877 sur le territoire éverois. Ce projet est né suite à la nécessité de délocaliser les cimetières existants sur le territoire de la Bruxelles ville (dans la foulée des grands travaux hygiénistes du Bourgmestre Jules Anspach tels que le voûtement de la Senne…).

Il s’agit d’un splendide parc de 38 hectares dessiné par le paysagiste Louis Fuchs et l‘achitecte Victor Jamar.

C’est un véritable écrin de verdure arboré, aussi beau qu’historique, où il n’est pas rare de tomber nez à nez avec des écureuils ou des renards. Le plus ancien défunt du cimetière n’est autre que Ferdinand Jacqmotte (dont le nom dira sûrement quelque chose aux amateurs de café, il appartenait en effet à la célèbre famille de torréfacteurs). Curieusement, il s’agit du seul endroit de la commune dans lequel on pouvait chasser et c’est le seul cimetière bruxellois dans lequel se sont déroulés des enterrements en tram (un tram corbillard partait de la place de la place Saint-Josse en 1918…).

La place nous manque pour évoquer pour évoquer les illustres défunts qui reposent ici (le cimetière comporte pas moins de 300.000 tombes). Citons une tombe parmi les plus célèbres : Clara Clairbert (diva du théâtre de la Monnaie), ce nom ne vous dit peut-être pas grand-chose mais il s’agit ni plus ni moins de celle qui sera immortalisée par Hergé sous le nom de la Castafiore…

 

Le Geuzenberg

Le Geuzenberg, dit “Mont des gueux”, est un lieu bien connu de la commune. Son origine reste incertaine, mais une certitude persiste : c’est le cimetière des soldats protestants du Hanovre tombés durant la guerre de succession d’Autriche. On en dit également qu’il servait de cimetière pour les protestants dès le 16ème siècle, ne pouvant ou ne voulant pas être ensevelis dans une terre catholique.

A l’heure actuelle, on y trouve une ancienne ferme brabançonne, témoin historique du passé rural everois, étonnamment préservée dans un environnement moderne et très urbanisé.

La brique et le chicon

La brique...

Certaines rues de la commune sont empreintes de mémoire du passé. C’est notamment le cas de l’avenue du Four à Briques, nous ramenant au temps des exploitations de carrières et des briqueteries.

N’avez-vous jamais entendu parler de la pierre d’Evere ? Robuste et solide, elle servait souvent à asseoir les fondations de constructions. Les pierres d’Evere sont réputées et génèrent un important commerce par voie fluviale sur la Senne et ensuite sur le canal (la pierre d’Evere est exportée jusqu’aux Pays-Bas). Ensuite, ce sera la fabrication de la brique qui se développera.

Véritable nerf de l’industrie éveroise entre la fin du XIXème siècle et le début du XXème siècle, c’était une des deux principales occupations des habitants de l’époque, avec la culture du chicon. Une vingtaine de briqueteries artisanales jouait des coudes sur les communes d’Evere, Schaerbeek et Woluwé-Saint-Lambert. Travail complexe, long et minutieux, ce mode de production disparu progressivement après la Première Guerre Mondiale au profit d’industries spécialisées dans la brique “de luxe”. Vers 1900, la fabrication de la brique occupera environ 1000 ouvriers à Bruxelles.

Une des firmes les plus connues était la briqueterie Vermeersch, située près de l’avenue de l’Optimisme. Elle vécut un véritable essor après la Seconde Guerre Mondiale avant de s’éteindre rapidement à partir de 1955. 

 

...et le chicon

Le “Chicorium Bruxellensis”, plus communément appelé le chicon ou witloof est né il y a plus de 150 ans sur nos belles terres bruxelloises. Enfin “sur nos terres”, c’est beaucoup dire puisque l’histoire raconte que cette verdure blanche (= witloof) a vu le jour dans la cave d’un certain Jean Lammers, agriculteur Schaerbeekois. C’était en 1830, les temps étaient fort agités et Lammers déserta sa ferme quelques temps, laissant ses racines de chicorée entreposées dans sa cave. A son retour, celles-ci avaient donné naissance à des feuilles blanches au goût amer.

Cet évènement se reproduisit par la suite avec une surproduction de racines de chicorée chez certains cultivateurs everois, qui germèrent à l’ombre des caves de leurs fermes.

On parle aussi du cultivateur Breziers qui, quelques années plus tard, éclaircit définitivement le principe de la culture dite “de la barbe de capucin”, à l’opposé de la culture en pleine terre, consistant à recouvrir les racines sous du fumier et à les entreposer dans des caves sombres.

Pourquoi parler d’Evere comme berceau du chicon ?

Car c’est sur ses terres que la culture à grande échelle se développa, et ce durant de nombreuses années. Entre coup de main et terres propices, toutes les conditions étaient réunies pour produire ce doux produit, considéré comme luxueux lorsqu’il était importé dans des feuilles de papier de soie aux Etat-Unis.

Folklore

Compagnons du witloof

La Confrérie des Compagnons du Witloof d’Evere est née au détour du quartier dit du “Keet”, en 1975, suite à une simple réunion entre commerçants des environs.

Tout d’abord orientée uniquement vers le folklore, notamment avec la création du géant Kiete Witloof, la confrérie se dirigea doucement vers la gastronomie vers 1986. Devenant rapidement représentative de sa région, et fortement invitée par l’une et l’autre confrérie voisine, les compagnons du Witloof prirent de l’essor en défendant la witloof sous toutes ses formes, surtout les plus méconnues.

Du genièvre explosif à la cuisine plus classique, le retour à la gastronomie de terroir grâce à la witloof leur permet de parcourir non pas seulement le territoire belge, mais aussi les régions voisines et même de traverser l’Atlantique.

Les 15 membres, tout aussi actifs les uns que les autres, organisent chaque année leur propre chapitre où nombre d’autres confréries sont conviées.

Et de manière plus régulière, dans un esprit festif de cohésion et de mise en valeur de leur produit phare, la confrérie propose à tout un chacun de découvrir une cuisine naturelle et savoureuse à des prix accessibles. Car chacun se doit de découvrir ce fameux or blanc !

Et si le chicon fait partie de vos passions, rejoignez la confrérie ! Le groupe est toujours à la recherche de nouvelles têtes.

 

Géants d'Evere

Comme beaucoup d’autres villes et de communes de Belgique, Evere a ses propres géants !

Mais tout d’abord, un géant, c’est quoi ?

Représentations de personnages bienveillants ou terrifiants, ce sont des poupées gigantesques portées par un ou plusieurs hommes. Elles prennent leurs origines dans les processions ecclésiastiques et communales de la fin du Moyen- Âge. Aussi folkloriques que représentatifs, les jeux processionnels impliquant ces géants ont toujours connu un grand succès, ce qui a engendré de nombreuses créations du genre dans tout le pays entre 1920 et 1940.

Evere n’est pas en reste dans ce domaine :

On dénombre pas moins de 10 géants au fil des années. Citons parmi eux Pie et Mie Witloof qui symbolisent la culture de la chicorée, Renatus et Flore - géants de la besace - ou encore Lommeke, fils de Kiete Witloof et Krooske, qui furent unis par les liens sacrés du mariage le 17 janvier 1987.

Ces créatures demandant énormément d’entretien et de soin, peu d’entre elles ont survécu aux années. Mais la petite famille de Kiete, Krooske et Lommeke vit toujours au sein même de la maison communale.

 

Harmonie De Ster

Le Concertband “De Ster” est un groupe d’une quarantaine de musiciens passionnés de musique, maniant essentiellement des instruments à vent avec le soutien de quelques percussions.

Ses origines remontent au début de l’année 1879 où quelques musiciens de la société de musique éveroise St Cecilia, créée 14 ans auparavant, décident de fonder leur propre groupe musical. C’est une mésentente qui motiva leur départ, mais le sujet de celle-ci reste toujours inconnu à l’heure actuelle. Le nom “De Ster” vient de l’un des fondateurs, Guillaume Hauwaerts, qui marquait les arbres de sa parcelle de bois de Perk avec un fer brûlé en forme d’étoile. Sa proposition fit l’unanimité et la fanfare “De Ster” naquit.

Sa première vraie sortie remonte au 23 février 1879 pour un concert de bienfaisance, et s’ensuivit de nombreuses apparitions, tant folkloriques que dans un cadre plus culturel, arborant leur bannière achetée sur le territoire même de la commune en 1880.

Une désignation royale, par le roi Albert 1er, renforça la reconnaissance nationale du groupe de musiciens en 1910. Et en 1920, la fanfare devient un véritable orchestre d’harmonie.

C’est donc une harmonie centenaire qui parade encore régulièrement dans les rues éveroises, mettant en évidence un patrimoine culturel inestimable.

Personnalités

 

Henri de Boutersem

Premier seigneur d’Evere (mais aussi d’Elewyt et de Perck) qui donne aux éverois le droit de moudre le grain en 1298.

 

Eugène Maximilien de Hornes 

Seigneur d’Evere à partir de 1662, voilà qu’il est fait Prince en 1677, ce qui fait d’Evere… une principauté, qu’elle restera jusqu’en 1772, année durant laquelle la princesse de salm-Kyrbourg héritière des de Hornes) céda la principauté à Adrien Walckiers.

 

Maximilien de Bavière

Vaillant défenseur de Bruxelles contre le maréchal de Villeroy en 1695, ce personnage apprécié logea à Evere. Reconnaissants, les éverois ont donné son nom à la Place du terminus du tramway électrique qui devint la place de Bavière. Mais, après la guerre de 14-18, la place fut rebaptisée « Place de la Paix ».

 

Marie-Elisabeth de Habsbourg

Gouvernante générale des Pays-Bas Autrichiens, l’archiduchesse logeait au Palais de Bruxelles, mais elle possédait une maison de chasse à Evere. Elle pratiquait la chasse aux faucons ayant pour proies les nombreux hérons survolant Evere. Cette maison de chasse comportait deux pavillons, d’où le nom actuel de la Rue des Deux Maisons.

 

Louis van Cutsem

Issu d’une modeste famille everoise dont le père était tailleur de pierres, Louis Van Cutsem pris rapidement le marteau et s’exerça sans relâche dans l’atelier familial. Passionné de sport, il allie ce dernier domaine à la sculpture en réalisant des bustes de moultes sportifs, mais aussi de politiciens avec une touche caricaturale.

 

Simone Liénard

Peintre belge née à Evere en 1912, les sujets de prédilection de Simone Liénard étaient les fleurs, les natures mortes et les portraits. Elle est d’ailleurs surtout connue pour ses vues de l’Entre-Sambre-et-Meuse. Certaines de ses oeuvres sont exposées à Schaerbeek, Spa et Paris.

 

Alfred Renard 

Figure éminente de l’industrie aéronautique belge, Alfred Renard a installé son industrie “Renard Constructions aéronautiques” sur l’avenue Bordet, en 1928. Avec le développement des fameux avions Renards et des moteurs du même nom, exportés un peu partout, il fit indirectement connaître Evere dans le monde entier. 

 

Pieter Cnops 

Né à Evere en 1928, Pieter Cnops est une personnalité marquante d’Evere. Passionné par sa commune natale, il s’engagea tout au long de sa vie pour promouvoir la culture et l’histoire de celle-ci. Le musée communal porte d’ailleurs son nom, et il fut nommé citoyen d’honneur et citoyen le plus méritant en 2011. 

 

Guido Fonteyn 

Evere fut également le berceau de Guido Fonteyn, célèbre journaliste flamand ayant été pendant plus de 10 ans le seul journaliste flamand basé à Namur pour le journal “De Standaard”. Il a également écrit plusieurs livres entre 1997 et 2006. 

 

Eddy Merckx 

Le fameux Eddy Merckx a également fait ses débuts à Evere ! Il a fait partie, de 1961 à 1964, de l’équipe de cyclisme amateur “Evere Kerkhoek Sportif” avant de se diriger définitivement vers une carrière professionnelle dans le monde du vélo. Et quel succès ! 

 

Julien De Smedt 

Architecte renommé ayant fondé le groupe “JDS Architects” dont les ateliers sont dispersés entre Bruxelles, Shanghai et Copenhague, Julien De Smedt a parcouru le bitume Everois sur les roues de son skateboard durant toute sa jeunesse avant de parcourir le monde. 

 

Vincent Vanasch 

Joueur de hockey internationalement connu, élu meilleur gardien du monde en 2019, Vincent Vanasch est né à Evere le 21 décembre 1987. Il a d’ailleurs passé une partie de sa carrière au sein du Royal Evere White Star Hockey Club (2004-2007). Une étoile montante bien de chez nous ! 

 

Michy Batshuayi 

Joueur de football international, actuellement en jeu avec l’équipe de Chelsea FC, Michy Batshuayi a fait ses débuts au RFC Evere dans la catégorie préminime.